EURE-ET-LOIR

Comité Eure et Loir de l’AR7 IHEDN

 

 

Vice président :                                       Secrétaire : Anne ROBERT-Casanova

                                                                                10 rue des Vieux-Capucins

28 000 CHARTRES                                                             28 000 CHARTRES

yves-naudin@wanadoo.fr                                              anne.c@robca.fr

07 87 01 79 02                                                                   02 37 28 30 30 (bureau)

 

Notre modeste comité est en plein renouvellement suite à 3 nouveaux auditeurs euréliens, issus de la 190ème session régionale de Bourges/Limoges, septembre et octobre 2012 !

Il se réunit en dîner de travail une fois par mois, à Chartres. Il participe au thème d’étude national travaillé par l’Association régionale IHEDN (AR7). En mai 2011, il a organisé une grande soirée (pèes de 80 personnes) en mairie de Chartres avec le Général Cambournac et en présence du Préfet Lionel Beffre, sur le thème : la Défense se réforme : défis et perspectives. Il participe chaque année à Chartres, devant les promotions de professeurs en fin de formation, aux côtés du représentant du Recteur, du DMD au Trinôme académique chargé de présenter l’esprit de Défense sous toutes ses formes et composantes. Il s’attache maintenant à enrichir ses contacts avec les mondes économique (soirée sur l’intelligence économique) et socio-culturel. Des visites de sites euréliens en rapport avec la Défense et la sécurité vont être ré-organisés.

 

 

Historique de la présence militaire en Eure et Loir

S’il ne possède pas le passé militaire de certains de ses voisins de la région, l’Eure et Loir est cependant un territoire d’où l’armée n’a jamais été absente

Encore aujourd’hui, notre département abrite à Nogent le Rotrou l’Unité d’instruction et d’intervention de la sécurité civile n°1 (UIISC1) depuis 1981. Elle comprend environ 600 militaires et 140 véhicules, ainsi que cinq lots de matériel spécialisés : feux de forêts, sauvetage-déblaiement, détection radiologique et chimique, traitement de l'eau, lots médicaux et chirurgicaux. Dans le cadre de la veille permanente, elle peut mobiliser : 100 hommes en une heure, 100 autres hommes en trois heures, pour des opérations de lutte contre les feux de forêts, mission de sauvetage et de déblaiement, lutte contre les risques technologiques et opération de soutien humanitaire, logistique  ou médical.  Ses interventions sont particulièrement nombreuses.  Pour ne citer que les plus emblématiques de ces dernières années : aide à la population en Guyane, séisme à Haïti, tempête Xynthia en Vendée et Charente-Maritime, inondations dans le Var, tempête de neige dans plusieurs départements de France (IDF, Est…), assistance aux populations en Lybie, sauvetage et déblaiement en Bolivie et lors du séisme et tsunami au Japon : sauvetage-déblaiement, assistance aux populations…


    
 

BA 279 Châteaudun-

A la croisée de la Normandie et de la vallée de la Loire ; Châteaudun acquiert vite un rôle défensif du pays des Carnutes grâce à sa position sur un plateau rocheux dominant le Loir.

Malgré son château la ville est régulièrement détruite par des incendies.

Le 18/10/1870, 1 200 Dunois et francs-tireurs venus de toute la France résistèrent en vain à la 22ème division de Von-Wittich, forte de 10 000prussiens, ce qui lui a valu d’être distinguée de la Légion d’honneur. La caserne Kellermann y fut construite en 1878.

Il faut attendre 1934 pour que le gouvernement, à la demande de la municipalité, décide de créer un camp d’aviation. Une remise en état fut faite après les sévères bombardements de la 2ème guerre mondiale. La BA 279 « Lieutenant Beau » conserve aujourd’hui, un rôle essentiel dans la logistique des avions de combat de l’armée de l’air, en plus d’être le premier établissement stockeur d’aéronefs militaires complets de la France, pour certains sous enceintes à hygrométrie contrôlée (EHC), via le groupement d’entretien réparation et stockage aéronefs (GERSA) !

L’équipe d’études techniques de réparation de circonstances (EETRDC subordonnée au CSFA commandement de soutien des forces aériennes), a pour premier rôle d’élaborer des méthodes simples et rapides de réparation des dommages sur des aéronefs, les systèmes de télécommunication et les équipements de servitudes. C’est le centre expert en matière de réparation composite, comme sur le Rafale et le drone « Harfang ».

La BA abrite aussi un escadron de convoyage, le centre de gestion des matériels techniques de l’armée de l’air (CGMTAA) etc… Aussi compte-tenu de ces éléments, la BA 279 est la seule en France à avoir accueilli un jour sur son sol la quasi-totalité des types d’aéronefs en service dans l’armée de l’air. Il était donc naturel de sauvegarder ce patrimoine de notre histoire !

Le 23/05/2006 fut inauguré le Conservatoire d’Aéronefs Non Opérationnels Préservés et Exposés (C.A.N.O.P.E.E).

Cet acronyme évoque pour les amoureux de la nature, la canopée formée des cimes des arbres de la forêt tropicale qui abrite notamment des espèces protégées. En terme aéronautique, la canopée est l’autre nom de la verrière d’un avion (canopy en anglais). Aujourd’hui, c’est une petite quarantaine d’appareils qui y sont exposés. Ce conservatoire se visite sur simple demande auprès du commandant de la BA ou en allant sur le site http://canopee.ba279.free.fr

Par ailleurs, le passé encore récent, reste lié à l’armée de l’air puisque Chartres abritait jusqu’en 1997  la Base Aérienne 122.Ecole de pilotage entre 1915 et 1918, elle a ensuite abrité diverses unités dont le 22èmeRégiment d’Aviation de Bombardement de Nuit (1922/1933) et la 61 ème Escadre de Transport (1945/1953).

Théatre de Batailles

En outre, notre département a été le théâtre de batailles nombreuses, dont la plus fameuse est celle de Loigny –la-Bataille le 2 décembre 1870, commémorée chaque année par les autorités civiles et religieuses. Les français se heurtent des heures durant aux allemands pour le contrôle du village de Loigny. Malgré quelques épisodes courageux (la charge du Général de Sonis, soldat de grande foi, pour desserrer l’emprise allemande sur Loigny, la défaite est consommée et près de 9 000 soldats sont tombés dans les 2 camps.

 

Pour rendre hommage à ces soldats, Loigny a créé son musée en 1907. Situé dans l'église du village qui avait été détruite durant la bataille, le musée offre une impression d'intemporalité.

La visite débute au niveau de la chapelle du Sacré-Cœur qui présente des fresques du XIXe siècle ainsi que les noms des soldats tombés. Sous cette dernière, une étonnante crypte romaine sert de sanctuaire. Elle conserve les ossements visibles de plus de 1 200 soldats français, prussiens et bavarois, ainsi que les deux tombeaux en marbre des généraux de Sonis et de Charette. Témoignage du désastre de la guerre, ces restes rassemblés après la bataille présentent des crânes criblés de balles, des fémurs sciés, etc… Deux autres salles sont installées dans ce qui devait être l'ancien presbytère. Le musée conserve les armes des soldats recueillis après la bataille et des objets personnels donnés par leur famille. Plusieurs uniformes percés de balles dont certains sont encore tachés de sang témoignent d'une guerre de corps à corps. Mal préparés au conflit, les Français avaient des armes variées parmi lesquelles des fusils et des pistolets datant du Premier Empire. La collection s’est fortement enrichie au fil du temps.