2000 : Actions communes

Théme  1999 - 2000

Intérêts d’actions communes pour l’Europe et la France
 

Sommaire :

1. Les raisons de l'union

2. Pourquoi être fort ?

3. Avons-nous les mêmes intérêts à se regrouper ?

 

1 les Raisons de l’union


Historiquement toutes les régions qui se sont unies et tous les pays qui se sont confédérés sont devenus des grandes puissances. Deux exemples : l’Urss et les Etats-Unis nous indiquent que l’Union fait la force. Qu’est ce qu’un état comme le Wyoming ou le Dakota peut faire tout seul, alors qu’ensemble avec d’autres états, il fait partie d’une grande puissance hégémonique. Les minis cantons suisses à dominante rurale, se sont confédérés, pour  ériger une puissance financière sans égale.
A notre époque l’Europe est une entité qui peut être très puissante alors que les pays européens isolés ne sont que des pions isolés et faibles. De même les communes françaises, les régions,  devront s’étoffer pour avoir leur place sur l’échiquier européen.


1.1 se grouper pour être forts
1.1.1    Avenir de l’Europe
L’Europe à 8 ou 28 se doit d’avoir une véritable identité et une force de proposition non négligeable. C’est son avenir qui est en jeu, sa crédibilité. En terme d’objectif, c’est à l’Europe avec un exécutif unique et efficace que l’on doit tendre.

1.1.2    Les premiers pas d’une Europe Unie : l’Euro
Depuis 50 ans, bien des progrès ont été réalisés mais le plus significatif dans l’union de l’Europe est bien l’euro qui définit notre monnaie unique . Les Américains l’ont si bien compris qu’ils font tout ce qu’ils peuvent pour l’affaiblir au risque de perturber leur économie. C’est la première grande bataille euro-américaine. C’est une procédure structurelle de défense de Washington qui a peur de l’entité européenne. Il la combat par tous les moyens et cela lui coûte cher.
Qui aurait parié sur une monnaie unique en 2000 ? Et pourtant notre monnaie nationale n’est plus le franc mais l’Euro, monnaie européenne. C’est sans doute le pas décisif qui a été franchi et il en reste encore de nombreux à réaliser pour atteindre l’union politique et exécutive avec un parlement plus cohérent sinon plus efficace en termes de démocratie.

1.1.3    Concentrations financières
L’Europe a décidé d’unir ses moyens financiers, en ordre dispersé bien sûr, mais c’est un début. Les bourses fusionnent. Les entreprises se supranationalisent.

1.1.4    Puissance du groupe
Sans regroupement, sans identité globale, l’Europe ne sera pas viable et si les états traînent toujours la patte, l’économie a compris immédiatement ce qu’une Europe pouvait lui apporter. Il y a eu donc besoin de concentration européenne. C’est le cas des banques, des assurances, de l’aéronautique et bien d’autres. Il ne reste plus qu’au politique à emboîter le pas, mais c’est autre chose. Ce sont quand même les politiques qui ont décidé, il y a prés de trente ans, de faire une Europe de l’espace avec l’ESA.

1.2 Point d’histoire
1.2.1 l’Union fait la force
L’union est indispensable pour permettre de parler avec poids. Les hameaux sont devenus des villages, les villages des villes, les cantons des départements, des régions, des pays puis des fédérations.
A chaque niveau correspond une hiérarchie.  Le siècle dernier a été le théâtre de  regroupement. En Italie les comtés et duchés ont laissé la place à un pays qui maintenant tient une palce primordiale. La Belgique est née d’un conglomérat de petites entités. Les Etats Unis d’Amérique ou du Brésil sont des exemples de fédérations qui aboutissent à des superpuissances. L’Urss a été un exemple, bien que la philosophie n’ait pas eu un effet bénéfique sur la longévité de l’entité. L’Allemagne s’est créée dans la souffrance avec la guerre de 1870 puis les deux guerres mondiales, symbole du besoin d’une nation à vouloir étendre son territoire à tout prix par tous les moyens, même les plus condamnables.

1.2.2 Quand les régions se fédèrent, elles deviennent un pays
Quand les pays se fédèrent, ils deviennent une super puissance
Il est sûr que plus ont à de poids, plus on est puissant. La masse de population, la masse du travail, la masse de l’économie est un facteur de puissance. La masse unitaire est un objectif de sauvegarde.

1.2.3Points historiques : l »Allemagne avec les landers(guerre de 1870), les Etats Unis avec les 54 Etats fédérés à Washington district of Capital.
Pendant des années les rois avaient des vassaux. La démocratie a voulu des pays unitaires et le 14 juillet 1790 a été à la base de bien des démocraties uniques et unitaires. La fédération a été comprise sous tous ses aspects. Certaines fédérations ont adapté le consensus de l’ancienne Europe en  un processus de fédération dont la force essentielle reste à l’exécutif. En France les bénéfices de la fédération se sont fondus dans la centralisation.

1.2.4 Eclatement des Balkans et de l’URSS : affaiblissements.
Dans la hâte et l’acharnement politique, les pays de l’Est n’ont pas su pérenniser leur puissance et l’éclatement de l’empire soviétique n’a pas survécu à la démocratie. De même les Balkans, poudrière de l’Europe, depuis des siècles colonisés par les envahisseurs de tous poils, la multiethnie et les religions diverses, associés au mode de pensée, n’ont pu trouver un chemin unitaire dans la voie de la fédération si ce n’est sous une poigne de fer. Ils ont éclaté économiquement, culturellement et ethniquement, c’est l’épine sociale et humanitairede l’Europe.

2 Pourquoi être fort ?


Il faut être fort pour pouvoir compter sur l’échiquier mondial et ne pas être pris en otage par une super puissance, pour ne pas être l’objet de chantage et pour pouvoir vivre libre, ce qui n’est toujours pas le cas de l’Europe actuelle qui a été partagée entre zone américaine et zone soviétique
 

2.1 Pour affirmer son économie
2.1.1 omniprésence de l’économie en sous jacent
Quoi que l’on fasse, c’est l’économie qui mène le Monde. L’argent, le fric est omniprésent. Tout est à base de rapport économique.
Aucune crise n’a d’autres fondements que l’argent. Que ce soit des crises humanitaires, économiques, écologiques, il y a toujours un lien avec les bénéfices que l’on peut tirer de la situation présente.
 

2.1.2 engagements
Les grands pays européens ont voulu jouer dans la cour des grands. Les pays du XIX ème siècle se sont lancés dans l’expansion territoriale en allant se chercher des colonies à piller. En fin de compte, ce fut négatif et il reste maintenant des pré carrés à défendre et à soutenir. Il y a  des engagements à respecter.
 

2.1.3 interventionnismes sur le plan économique d’une façon globale et non individuelle
Pour être crédible et efficace, les interventions économiques dans les pays tiers ou à l’intérieur de l’Europe devraient se faire par le canal unique des institutions européennes. Un saupoudrage d’aides étatiques n’apporte qu’une dissonance dans l’esprit unitaire et le fonctionnement de l’Europe.
 

2.1.4 pour maintenir la paix
L’Europe parlant d’une seule voix doit savoir s’imposer pour maintenir la paix soit en amont avec des perspectives économiques, soit en aval avec des interventions humanitaires, mais le plus rarement possible avec l’intervention de la force qui s’est trop souvent soldée par des échecs comme dans les Balkans.

2.2 Pour développer ses parts de marché
2.2.1 multiplications des marchés
Chaque pays européen a ses spécialisations et ses marchés. Dans le cadre de l’Europe les marchés se multiplient et les spécialisations deviennent de plus en plus efficace et pointues. Prenons l’exemple du maçon portugais, de l’agroalimentaire et secteurs de pointes français, de l’industrie allemande … il ne s’agit que d’exemples d’école. A l’Europe de miser sur ces spécificités et ne pas se concurrencer bêtement au sein d’une économie qui doit se développer harmonieusement et non se combattre insidieusement.

2.2.2 passer d’une économie libérale à une économie semi-dirigée dans le cadre d’une grande Europe
Une économie libérale n’a jamais pu supporter les crises ni les résoudre. L’Europe tente et réussit d'imposer une économie que nous appellerons semi-dirigée. Elle impose non pas une ligne directe, mais donne des directives à suivre. La France est sans doute le premier pays européen à appliquer à la lettre le dirigisme bruxellois et à en rajouter !

2.2.3 lutter contre le chômage
La lutte contre le chômage se double souvent de la lutte contre la précarité de l’emploi. L’Europe ne gère pas le chômage à sa juste mesure et poursuit de vastes campagnes d’immigration. Il semble parfois que le volant de sans emplois lui paraisse correct vis à vis des besoins de son économie. La lutte contre le chômage est un sujet de préoccupation des politiques, mais pas un projet politique.

2.3 Pour mieux se défendre
2.3.1 Sur le Plan européen
L’Europe n’a plus connu de grandes crises majeures depuis sa volonté d’unification. C’est d’ailleurs après les dramatiques expériences des trois dernières guerres que l’utilité d’une supra nation  a été envisagée, dans un cadre économique, mais aussi dans un cadre sécuritaire. Sur le plan européen l’Otan joue un rôle important et sans doute trop hégémoniaque, mais l’OTAN est une organisation à obédience américaine qui n’intervient que dans les limites de la protection rapprochée des Etats Unis ou pour ses besoins économiques ou politiques.
A l’Europe de crée ou de fédérer ses forces pour intervenir en toute liberté dans le monde entier et pour la défense tous azimuts de son territoire.

2.3.2 Sur les marches de l’Europe
L’Europe n’est pratiquement jamais intervenue en son nom propre dans un conflit quelconque. Elle intervient avec des troupes nationales ça et là. Les modes de décisions sont tels qu’une intervention rapide est impossible. Il s’agit donc d’opérations de maintien de l’ordre ou d’aide à une crise humanitaire.

2.3.3 Sur le plan mondial avec l’émergence de foyers de tensions et de puissances potentielles comme l’Inde et l’Asie du Sud Est
Dans le cadre de l’émergence de puissances comme l’Inde, l’Asie du Sud Est en complément de l’ouverture chinoise, l’Europe va devoir montrer sa présence sur le plan Défense autant que sur le plan économique. Il ne faudra pas attendre l’urgence pour décider dans la précipitation.

2.4 Pour continuer d’exister
2.4.1 ingérences globales pour conserver une place internationale
Encore et toujours, l’Europe n’aura de force que si elle intervient dans un cadre unitaire. Elle ne conservera son poids international dans tous les contextes qu’en s’impliquant avec sa masse de moyens financiers, économiques, sa démographie et sa géographique.

2.4.2 Europe politiquement stable et forte
La stabilité de l’Europe dépend essentiellement d’une volonté politique de supranationalité avec un exécutif démocratique fort qui puisse se faire entendre sans hégémonisme

2.4.3 Europe Unie, une super puissance face à l’émergence de nations  concurrentes
L’Europe a été créée dans un cadre d’équilibre économique face au bloc de l’Est et face au bloc américain, sans parler du Japon.. Actuellement de nouvelles émergences devraient pousser l’Europe à accélérer son Union. L’Inde, l’Asie du Sud Est sont autant de puissances économiques ou de potentialités démographiques qui s’ajoutent à l’ouverture de la Chine au monde des affaires. Les menaces devraient plus se concentrer dans cette région du monde. La grande peur de l’Est et la volonté de concurrencer l’Amérique sont obsolètes de même que le Proche Orient. D’autres préoccupations, d’autres priorités se profilent à l’horizon

3 Avons-nous les mêmes intérêts à se regrouper ?

3.1 Différents intérêts
Intérêts du cœur, intérêts du portefeuille, intérêts à la force des baïonnettes.
L’Europe a intérêt à s’unifier pour devenir une superpuissance. S’il y a peu d’intérêts affectifs, l’intérêt économique devient priorité et indispensable et ceux qui traînent les pieds seront rappelés à l’ordre.
 

3.1.1 Politiques
Les intérêts politiques de l’Europe sont forcément divergents du fait de sa diversité. Certains tentent de tirer la couverture à eux, alors que les autres essaient d’atteindre les objectifs.
La diversité tient aussi des accords économiques ou politiques que les états ont avec leurs partenaires européens ou autres. La France se doit de veiller aux intéréts de ses Départements et territoires d’outre mer qui ne font pas partie de l’Europe politique. Elle a aussi de nombreux engagements avec ses anciennes colonies dont elles tirent encore une grande partie de ses matières premières.
Pour conserver sa place internationale, l’Europe va devoir garder ses positions internationales et y faire régner la pax europica.

3.1.2 Culturels
Face aux cultures américaines et orientales, l’Europe malgré sa francophonie, son anglophonie et son hispanisme, sans oublier l’Italien, l’Allemand le Flamand et autres langages slaves ou méditerranéens, doit conserver et préserver ses cultures.
L’Europe est aussi le continent des religions fortes comme le christianisme, mais aussi le judaïsme et la religion musulmane qui prend de plus en plus d’ampleur. Elle doit gérer ce potentiel avec discernement.

3.1.3 Humanitaires
L’Europe essentiellement sensible aux problèmes humanitaires du fait de sa position de leader dans le monde, intervient partout avec de gros moyens et avec un consensus remarquable.
Sa situation sanitaire et économique lui permet de faire front et d’aider les pays étrangers qui en ont besoin.

3.1.4 écologiques
L’Europe, très peuplée a intérêt à surveiller son environnement écologique et celui du globe. Dans le monde civilisé la fragilité ne permets plus d’affronter les agressions chimiques ou polluantes.
L’Europe a pris de nombreuses mesures pour que la nature ne soit pas dénaturée et elle est allée parfois plus loin que le bon sens l’ entendrait.
En revanche elle a beaucoup à faire avec les pays de l’Est et le Sudoù l’écologie n’est qu’un cas d’étude.
Il va falloir régler au plan européen sinon mondial, la pollution nucléaire de l’ancienne URSS et de ses satellites. Il va falloir lutter plus activement dans les pays industrialisés pour préserver la couche d’ozone.
La sécurité alimentaire devient un véritable problème avec l’industrialisation de la production qu’elle soit animale ou végétale. Il faut dire cependant que le niveau zéro dans la présence de microorganismes ou autres bactéries n’st pas réaliste. Le bon vivre français est menécé par les technocrates écologistes.
L’écologie devient un créneau de clientélisme politique urbain.
3.1.5 économiques pures
L’Europe malgré la diversité de ses économies  internes se situe dans le bloc des pays riches du Nord
La mondialisation tant décriée par l’Europe montre que les puissances doivent se structurer. Pour combattre tous les WTO, il faut faire preuve de stabilité et de puissance, ce que l’Europe tente de faire en parlant d’une voix unitaire dans ce registre.
Comme toutes les crises sans exception, ou presque, ont une cause économique, la position de l’Europe doit être basée sur une structure économique qui lui permette de se faire entendre. Tout sous-tend à la constitution d’un supra pays important pour arriver à faire entendre sa voix et proposer ses options.


3.2 Convergences
3.2.1 Mise en place de structures européennes à Bruxelles pour standardiser la vie courante
Les exemples sont nombreux de particularisme dans chaque geste de la vie courante. La standardisation permettra aux européens de vivre non pas dans l’uniformité mais au diapason. Les exemples sont nombreux allant de l’écartement des voies ferrées aux prises de courant, à l’électricité, son voltage, ses fréquences, etc. Il sera donc du rôle de l’Europe d’uniformiser ces standards et de prendre dans chaque pays ce qu’il y a de mieux ce qui ne veut pas dire de plus contraignant.
 

3.2.2 Mise aux normes des modes de productions
Autres mises aux normes et standardisations, celles de la production pour en arriver toujours à conserver une unité dans la qualité et dans les prix. Les produits devront répondre tous aux mêmes critères. C’est sans doute de l’utopie mais l’avenir nous amènera à penser qu’il fallait en passer par-là
 

3.2.3 Restructurations économiques et financières
Tout comme la standardisation du matériel l’Europe se voit obliger de restructurer et de rassembler ses forces économiques éparpillées pour en faire des puissances respectables. Est-ce bien l’Europe qui décidera sur ce point ou bien la nécessité économique ?
 

3.2.4 Les forces vives n’attendent pas l’Europe politique pour travailler ensemble sur le plan européen et mondial
L’Europe se fait en douceur et ce sont les forces économiques qui oeuvrent pour nous présenter une Europe unie à leur convenance. C’est toujours le poids de la production et du capital qui mène notre monde. Le politique suivra et sera obligé de suivre.
 

3.2.5 Accord de Schengen, et ouverture des frontières
L’ouverture des frontières montre l’inégalité entre les pays. Ceux qui ont des frontières extérieurs et qui en contrôlent les entrées se voient reprocher leur laxisme. Les flux migratoires deviennent importants par secteurs. Mais l’ouverture des frontières très théoriques entre les pays européens eux même au centre de l’Europe devrait permettre une meilleure circulation des idées et des hommes. L’idée même d’ouverture des frontières n’est pas encore totalement acquise. La libre circulation oui,  mais avec toujours la présence de douaniers sur les frontières nationales. Cela montre que les hommes politiques ont du mal à croire que les frontières intra européennes n’existent plus. Ils s’accrochent à) de vieilles notions nationales

3.3 Divergences
3.3.1 Prés carrés
Chaque pays a ses spécificités. Chaque pays a mené ses guerres coloniales d’annexions et en a gardé des privilèges qui vont de paire avec des droits de regards et d’aides. Chaque pays devra soutenir son camp qu’il s’agisse d’états membres ou d’états extérieurs dans le cadre des accords de Lomé. Notons que la France n’est pas touteentière enEurope Quelques uns de ses départements : les Départements et Territoires d’Outre-Mer  ne font pas partie intégrante de l’Europe mais bénéficie comme les états d’Afrique d’Amérique Centrale ou d’Asie des accords de Lomé. C’est un point que la France n’a jamais voulu débattre. Tout le territoire national français ne fait pas partie de l’Europe. C’est un paradoxe d’être farnçais et pas forcément européens, d’avoir pour monnaie nationale l’Euro et de ne pas faire partie de l’Europe.

3.3.2 Concurrence économiques individuelles trop nombreuses
Si l’Europe était une entité à part entière, les gaspillages d’énergie seraient moins importants. Chaque pays a ses traditions et son savoir-faire, chaque pays a sa spécialité. A chacun de réaliser ce qu’il fait de mieux en laissant à son voisin d’autres domaines de production. Pourquoi faire moins bien et plus cher que ce qui se fait ailleurs ? Diversité et spécialisation bien comprise devraient permettre à l’Europe de gérer son économie au mieux des intérêts des états membres.
 

3.3.3 Refus de l’Euro par la GB
L’Europe a toujours eu ses mauvais élèves, et ce sont toujours les mêmes. La Grande Bretagne est une île, isolée de l’Europe. Elle a une culture anglo-saxonne et se verrait plutôt mieux dans le cadre de la fédération américaine qu’en Europe de base. Elle refuse tout : la défense, la culture, l’économie en prenant quand même les primes.
C’est en fait sa culture qui est de montrer  sa différence et pour l’euro, elle estime qu’il faut attendre.
Une question se pose cruellement de savoir si l’Europe peut se faire sans la Grande Bretagne…
 

3.3.4 Peu de plans communs dans les domaines économiques culturels ou militaires
La supranationalité entrave la mise en place rapide de plans communs, tant dans le domaine culturel qu’économique ou militaire. Chacun voit son intérêt immédiat et non l’intérêt global qu’il pourrait tirer d’un plan unitaire. C’est la peur de partager, la peur de l’avenir.
 

3.3.5 Pas de plans précis pour une Europe politique forte
L’Unité de l’Europe se fera un jour, c’est pratiquement sûr. Pour l’instant il n’y a pas d’échéances connues. Comme pour l’euro, on n’y croit pas et pourtant l’euro est bien en place contre vents et marées. C’est une des étapes les plus importantes de l’Union Européenne, l’Europe politique suivra.
 

3.3.6 Une défense européenne trop dépendante des Etats Unis
Les Etats-Unis font ce qu’ils peuvent pour empêcher les Européens d’avoir une défense indépendante. Ils confortent leur position au sein de l’Otan tout en reprochant aux européens de ne pas s’investir suffisamment. OTAN et Europe en matière de défense sont complémentaires mais aussi antinomiques.
 

3.3.7 Pas de volonté d’une défense commune.
Ni Helsinki, ni Saint Malo, ni aucune réunion n’a pu amener l’Europe à vouloir une défense commune. C’est un constat. La Grande Bretagne fidèle aux Etats Unis refuse avec force, les autres  pour l’instant tergiversent.


3.4 Retard à combler
3.4.1 Le disfonctionnement unitaire de l’Europe crée des temps de latences plus longs pour l’Union
Tant que l’Europe n’aura pas un exécutif unique avec ses institutions, il y aura des ratés, des pays qui tardent, d’autres qui piaffent. S’il faut à chaque décision une ratification nationale, l’Union n’est pas faite.

3.4.2 La mise à niveau des structures économiques n’est pas faite
L’Europe est un assemblage de pays aux économies diverses et à niveaux différents. une sérieuse mise à niveau dans un cadre dirigée devra donc être établie pour développer les pays les moins performants et leur donner une place en Europe Unie

3.4.3 Manque d’investissements communs
Le manque d’investissements communs est flagrant. Les états contribuent au fonctionnement de l’Europe mais avec des tractations sans fin et des règlements aléatoires. Ces fonds sont essentiellement consacrés au fonctionnement de la lourde machine supra étatique. Peu d’investissements communs pour des actions spécifiques. L’économie réalise quant à elle des investissements communs mais dans le strict cadre de leur activité et sur un plan individuel sans inclure la totalité du potentiel européen.

3.4.4 Peu de programmes économiques européens
Tant que les économies européennes ne seront pas dans une enveloppe globale, il y aura peu de programmes communs, encore que l’Europe de l’espace est un bon exemple de collaboration, de même que les secteurs financiers qui se regroupent entre eux pour en finale se regrouper totalement.

3.4.5 La volonté d’Union n’est pas encore totalement affirmée
La volonté d’Union, c’est un peu comme l’Arlésienne. Tout le monde la souhaite publiquement, peu agisse pour la réaliser. C’est une volonté purement et strictement politique. Les hommes politiques ont la décision entre leurs mains mais pas une volonté affirmée pour la réaliser.

3.4.6 La culture européenne n’est pas encore de mise
La culture européenne n’est pas l’instant qu’un patchwork de traditions. Les langues sont différentes, les religions tout autant et les styles de vie diffèrent. L’Europe aura certes une culture propre, mais à très long terme. D’ailleurs la France a-t-elle une culture française ou une multitude de cultures régionales. La culture française ne serait-elle que le reflet de la culture socioculturelle parisienne ?